23/01/2016

Engelskirchen ... 6 août 2009

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Posted by Picasa
6 septembre 1965 -6 août 2009
A un mois près , 44 ans séparent ces photos
Voir dans les commentaires quelques explications pour ceux qui n'y étaient pas ce jour là !
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2 commentaires:

André a dit…

La fin de mon service , ou plutôt ce que cela devait être , ne s'est pas passée comme prévu puisque le 6 septembre 65 , (à 23 jours de ma démobilisation) , lors de manoeuvres surnommées ANGELE-GRENAT je me suis endormi au volant de mon camion qui , au petit matin , a terminé sa course après avoir heurté 3 arbres ...

Éjecté de la cabine avant qu'elle ne s'écrase complètement , je me suis retrouver dans le fossé gravement blessé.

Tout a commencé le 5 septembre , un dimanche soir alors que nous étions déjà au lit après avoir passé un week-end de sorties fatiguantes ... bien arrosées pour certains.

L'alerte a sonné vers 23 h 00 afin qu'on se rhabille pour se rendre auprès de nos camions ... il faut se rappeler que notre cession était à 3 semaines de la démobilisation , que nous étions donc des "anciens" et que nous n'étions pas trop d'accord pour partir , d'ailleurs en ce qui me concerne avec déjà ma grande gue..., je me suis disputé avec le 1er Chef AUTELET parce que je ne pouvais pas emporter mes couvertures et mon oreiller et ai failli finir au cachot si je ne partais pas.

Départ dans la nuit et première étape prévue au pipe-line afin de remplir nos citernes de 16.000 litres d'essence , et , à cet instant commence le processus de l'enchaînement des circonstances de l'accident : en effet , après avoir tanké , mon camion tombe en panne de batterie et refuse de démarrer....normalement j'aurais dû rester sur place ...

.... eh bien non , pas de problème , 15 ou 20 hommes poussent ce mastodonte de 30 tonnes afin de le mettre en marche à la poussette et pas de chance pour moi ... le moteur repart et nous voici en colonne de 5 camions citerne en route vers Bensberg via la N 55.
Pour ma part je suis le 4e dans cette colonne avec le VC brigadier JOULE juste derrière moi.

Sur la route je me souviens vers 4 ou 5 H du matin d'être très fatigué , pour me tenir éveillé j'avais mis mon transistor à fond et je conduisais penché très fortement par la vitre ... sans convoyeur et la peur de m'arrêter m'ont conduit tout droit au désastre.

Je me souviens encore d'être passé sur un passage à niveau et ensuite plus rien ... sauf d'un grand bruit et que je me suis retrouvé réveiller dans le talus à quelques mètres de la cabine puisque j'avais été éjecté.

Endormi au volant , le camion avait dévié légèrement sur sa droite et un 1er arbre a heurté le train arrière jumelé de la remorque , ensuite la citerne a heurté avec son coin avant supérieur droit un 2e arbre à 3 mètres de hauteur qui a été brisé comme une allumette pour enfin toujours en déviant sur la droite heurté de face un 3e et dernier arbre ... là le camion est parti en ciseaux ce qui a favorisé mon éjection... et sauvé la vie!

Ayant repris mes esprits et voyant la cabine commencer à prendre feu avec le moteur qui tournait toujours dans un vacarme assourdissant , j'ai voulu me mettre debout pour m'éloigner ... et là j'ai compris que j'avais la jambe en compote.

Le brigadier Joule m'a soutenu jusqu'à l'arrivée des secours Allemands et je me souviens que je n'avais pas mal.
Par contre je me rappelle fort bien d'avoir dit que ma démobilisation était compromise et qu'avec une jambe "cassée" j'en aurais pour au moins 6 semaines d'immobilisation.......cela a duré 38 mois ! ! !

PUIS Michel a dit…

Bonjour,

Un tout grand merci de m'avoir contacté pour me replonger à la 119, je trouve votre blog extra surtout que chez nous, nous n'avons pas ou peu de photos de cette époque pourtant remplie de souvenirs magnifiques (évidemment on ne garde que les meilleurs et nous étions jeunes aussi).


Nous n'étions pas beaucoup à la caserne si on peut l'appeler ainsi, il y a des copains que je n'ai vu que à peine 1 mois sur tout mon service, nous étions toujours sur les routes. Dans votre blog, j'ai retrouvé mon bon vieux magirus, quel plaisir de rouler avec cette machine, tout en manuel mais l'époque de la débrouille surtout.


Je me souviens très bien des photos de votre accident : après notre instruction de 3 mois à la FRAC (Formation Rapide et Accélérée des Chauffeurs), nous arrivions à la 119 pour recevoir le mot du commandant et on nous présentait alors 2 grands albums photos avec les accidents survenus à la 119 les dernières années afin de nous donner la réflexion de devenir ou pas chauffeurs citernes, dans notre reprise.


Suite à ces photos, 2 d'entre nous n'ont pas désiré conduire ces engins car l'armée ne pouvait plus obliger les miliciens à prendre autant de risques surtout pendant un service militaire (je ne sais pas si c'était déjà le cas à votre époque). Il faut dire que nos deux copains ont eu un service peinard, l'un à l'armement et l'autre au mess officier, mais tout ceci pour vous dire que les photos de votre accident étaient en bonne place dans ces albums, je m'en souviens très bien car elles m'avaient frappé très fort.


Maintenant je suis pensionné du côté de Dinant, Anhée exactement mais entre mon service militaire et ma pension il y a deux ans maintenant, j'ai eu un parcours peu banal que j'écrirais bien un bouquin mais ceci est une autre histoire.



Je vous remercie de tout coeur de m'avoir fait revivre ces moments si intenses et je vous souhaite ainsi qu'à vos proches de bonnes fêtes de fin d'année. Veuillez m'excuser du retard de ma réponse et qui sait peut-être aurons-nous un jour l'occasion de faire connaissance,


Toutes mes amitiés à tous les anciens de la 119


Michel PUIS

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